Yuru-kyara (ゆるキャラ) est un terme japonais pour désigner les mascottes. Elles sont généralement créées pour promouvoir une ville, une région, un événement ou une entreprise. Ces personnages sont parfois assez étranges, aussi bien par leur visuel que par leur comportement.
Pour impacter une communauté déjà remplie de personnages mignons, certains départements n’hésitent pas à se tourner vers les personnages kimo-kawaii (grotesque mignon), en raison de la forte concurrence entre les mascottes kawaii. C'est un vrai défi pour les créateurs de gagner le cœur du public en trouvant l'équilibre parfait entre le mignon et le mémorable.
Cinq Yuru-kyara parmi les plus connus
Funassyi
Créé par un citoyen de Funabashi dans la préfecture de Chiba pour remonter le moral des habitants et aider à faire connaître sa ville, Funassyi (pour « fun » et la poire « nashi » en japonais) est un ovni dans le monde des mascottes. Là où les autres utilisent en général un intermédiaire pour parler et se déplacent peu, Funassyi est extrêmement bavard et passe son temps à sauter partout. Afin de se réhydrater, il est possible de lui donner à boire par « magie » (via la fermeture Éclair dans son dos).
Le succès du personnage est tel qu'il existe désormais énormément de produits dérivés. Il a joué dans sa propre série animée, a sorti 6 singles, des tas de DVDs et a même donné son propre concert au Nippon Budokan.

Melon Kuma
Définitivement notre préféré chez ZenMarket, c'est un mélange entre un ours et un melon. C'est la mascotte controversée de la région d’Hokkaido dans le nord du Japon, et on comprend vite pourquoi en le regardant. Pleurs d’enfants assurés dans tous les événements où il est présent.

Barii-san
L’adorable oiseau de la préfecture d'Ehime, sur l'île de Shikoku, a remporté le premier Mascot Grand Prix en 2012 et est arrivé en deuxième position en 2011. Barii-san est un oiseau à l’image de la spécialité locale, les yakitoris (brochettes de poulet). Autour de sa taille, il porte un haramaki (un vêtement couvrant l'estomac), qui est le principal produit textile de la ville. Dans sa main droite, il tient un portefeuille en forme de bateau, qui représente la ville d'« Imabari », le plus grand constructeur de navires au Japon.

Shinjou-kun
Vainqueur du Mascot Grand Prix en 2016, il fut aussi présent à la Japan Expo de Paris la même année. L’image de ce personnage de la ville de Susaki, sur l’île de Shikoku, est celle d’une loutre, un animal en voie de disparition dans la région à cause d'une chasse intensive et de la pollution. Son chapeau est un bol de nabe-ramen (sorte de pot-au-feu de nouilles).

Kumamon
Kumamon a été créé par le gouvernement de la préfecture de Kumamoto pour promouvoir la région après l'ouverture de la ligne Shinkansen de Kyushu. Kumamon est rapidement devenu populaire au Japon et a terminé à la 1re place du concours Yuru-kyara de 2011.
Beaucoup croient que le succès de Kumamon est dû à sa stratégie marketing inhabituelle. En effet, la création de produits Kumamon est libre de droits, permettant à quiconque d'utiliser l’image du personnage tant que ces produits favorisent les biens et services de la préfecture de Kumamoto.

Le Japon compte actuellement plus de 1500 de ces personnages et il n’est pas rare d’en croiser lors d'événements organisés par les différentes villes et organisations.
Comme vous vous en doutez, on peut trouver énormément de produits dérivés à l'effigie de ces mascottes sur Internet, surtout pour Kumamon qui bénéficie d'une incroyable popularité sur l'archipel.
PRODUITS DÉRIVÉS YURU-KYARA