Dagashi, un mot qui résonne nostalgiquement dans le cœur des Japonais au rythme de leurs souvenirs d’enfance. Les “confiseries triviales” (le sens même du mot japonais “駄菓子”) cachent derrière cette définition qui semble péjorative un rôle assumé depuis des générations : des confiseries vendues par le peuple et pour le peuple ! Le marché est pourtant en pleine évolution, tant en termes de variété qu’en circuits de vente.

Quand sont apparus les dagashis au Japon ?
Les dagashis sont tout d’abord vendues dans des dagashiyas, ces dernières étaient souvent au cœur de la vie locale. Que ce soit dans le centre de petites agglomérations, ou bien au milieu des fameuses shōtengais (rue commerciale couverte au sein des villes), elles étaient une étape incontournable de la vie des quartiers, et ce, depuis la florissante époque Edo (1600-1868) !
Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que cette culture de la confiserie “abordable” s’est développée en opposition à la plus dispendieuse culture de la cérémonie du thé et ses wagashi, réservés à une couche sociale plus élevée !
Le prix des confiseries supérieures comme les wagashis était surtout lié à leur confection, dont le sucre blanc, alors très cher à l’époque, représentait une part non négligeable.
Les dagashis, elles, étaient plutôt produites à partir de blé, de millet, de restes de riz, de cassonade ou de sucre brun qui étaient bien meilleur marché. Une caractéristique essentielle puisque ce qui caractérise cette friandise japonaise, c'est notamment son prix extrêmement bas !

Que sont devenus les snacks japonais dagashi de nos jours ?
On peut dire que les dagashis actuels sont l’héritage de celles ayant prospéré pendant l’après-guerre, au cours de l’ère Showa (1926-1989). Elles sont le fruit des techniques modernes de confection, du développement des goûts, mais aussi d’habiles pratiques commerciales !
En effet, les friandises modernes ont élaboré leur packaging en cohésion avec la culture populaire de l’après-guerre : personnages de mangas ou dessins animés, athlètes, célébrités et mascottes commerciales sont autant d’éléments qui permettent d’attirer l’œil du consommateur.
Ce dernier est tout d’abord un jeune public, avec en particulier les familles et les étudiants rentrant de leur école après les cours.
En parallèle, le développement de l’industrie de l’emballage, mais aussi du plastique a rapidement donné forme au dagashi moderne. Le plastique permet d’avoir beaucoup de variété en combinant par exemple friandises et jouets tout en préservant un prix extrêmement bas, le credo de base des dagashis.

Où acheter des dagashis au Japon ?
Sans surprise, les grandes surfaces japonaises ont vu dans les dagashis une opportunité commerciale pour développer leur clientèle. Il était évident pour ces dernières de devoir proposer les traditionnelles confiseries dans leur catalogue dans le cadre de leur politique de facilité d’accès aux familles.
Les parents ayant la bonne idée d’emmener leur progéniture faire les courses avec eux peuvent alors ajouter une étape au milieu d’un shopping ennuyeux pour garantir le calme de leur bambin.
Dans les dagashiyas traditionnelles, ce genre de pratique est minoritaire. Il existe pour cela plusieurs raisons, autres qu’historiques. L’une d’entre elles est que le passage à la dagashiya, c’est aussi l’occasion pour les jeunes de réfléchir à comment dépenser et gérer consciencieusement leur argent de poche tout en obtenant un nombre satisfaisant de friandises.

De nos jours, les dagashiyas traditionnelles doivent ainsi se mettre en valeur, mais aussi côtoyer l’offre des supermarchés. La proximité avec les habitations, l’accessibilité à pied et le propriétaire, souvent une amicale personne âgée (l’image d’Épinal en serait une gentille grand-mère) restent les points forts de ces dernières.
Ces boutiques sont très fréquemment d’apparence modeste et sobre, tout en proposant des friandises multicolores. Des petits paniers seront en général empilés à côté de l’entrée et vous n’aurez qu’à les remplir de vos heureuses trouvailles. Une fois vos emplettes effectuées, tendez le panier à la propriétaire qui s’occupera de vous indiquer le prix de votre panier. Il est amusant de voir qu’encore certains employés de dagashiyas calculent de tête, ou à l’aide d’un crayon, le total de vos achats !
Enfin, les konbini (supérettes ouvertes du matin au soir) proposent une offre standard et assez classique de dagashis dans leurs étals. C’est néanmoins rarement l’endroit où les plus jeunes se rendent puisque le konbini n’est pas vraiment un endroit où l’on prend son temps pour choisir.
Comment acheter des dagashis japonais en ligne ?
En ce qui concerne les achats en ligne, les magasins japonais sont légion et vous laisserons l’embarras du choix pour vous procurer vos dagashis favoris.
Sunny Trading dispose d’une boutique officielle sur JDirectItems Shopping. Celle-ci a l’avantage de proposer des sélections toutes faites de produits pour les gourmands qui voudraient se laisser transporter dans le monde des dagashis sans être un initié. Comme dans la majorité des sites japonais, l’export à l’étranger est impossible, mais passer par le site de ZenMarket vous permettra de commander les friandises de vos rêves.
En savoir plus : Comment acheter sur JDirectItems Shopping : Guide Complet !
La version japonaise d’Amazon regorge de dagashis, avec ici de nombreux lots de découverte. Vous pouvez aussi directement taper le nom du dagashi recherché dans la barre de recherche ZenMarket (en japonais si possible, cf. liste ci-dessous) et vous laisser porter par les suggestions de produits.
Rakuten
Tout comme Amazon, Rakuten est un site de référence lorsqu’il s’agit de passer commande en ligne au Japon. La boutique CanyonPlaza propose par exemple des lots allant de 30 à 150 dagashis différents !
En savoir plus : Comment acheter sur Rakuten grâce à ZenMarket
Petit guide pratique des principaux dagashis
Les dagashis, bien qu’extrêmement nombreux, restent assez codifiés et les grandes catégories que nous allons vous présenter seront donc faciles à trouver au Japon !

Umaibō (うまい棒)
Célèbre friandise à l’image "Doraemonesque" : une barre croustillante de soufflé de maïs déclinée en plusieurs goûts (chocolat, potage au maïs, pieuvre, etc.). En 2022, son prix a augmenté pour la première fois depuis des décennies !

Sakuma Drops (サクマ式ドロップス)
Confiserie dont la popularité a été relancée par le film Ghibli “le Tombeau des Lucioles”. Dans ce film d’animation, la sœur du protagoniste principal en raffole. Souvent présents en huit parfums au sein d’une seule boîte.

Ramune (ラムネ)
L’autre star de la confiserie que tout enfant japonais réclame tôt ou tard dans son enfance : une petite pilule aux arômes de l’emblématique boisson gazeuse japonaise déclinée en plusieurs goûts. Le symbole sucré de la venue de l’été !

Konpeitō (金平糖)
Immanquable des dagashiyas, cette confiserie de sucre enrobé de plusieurs couches de glaçage vient pourtant du Portugal !

Big Katsu (ビッグカツ)
Une confiserie imitant le célèbre “Tonkatsu”, mais à base de surimi de poisson et autres épices d’assaisonnement.

Morocco Yogurt (モ ロ ッ コ ヨ ー グ ル)
Ne vous laissez pas tromper par le titre, car il ne s’agit que d’un mélange de sucre, huiles et graisses alimentaires pour donner un onctueux simili de yaourt, mousseux et fondant en bouche !

Baby Star Ramen (ベビースターラーメン)
Des nouilles sèches et assaisonnées en guide de confiserie ? C’est le pari fou de Baby Star Ramen qui permet à un prix ridicule de grignoter de longues minutes de savoureux snacks croquants.

Tirol Choco (チロルチョコ)
Une liste de confiserie ne serait jamais complète sans y inclure un peu de fève de cacao. Ces petits carrés de chocolat, dont le nom nostalgique viendrait de la région du Tyrol, fondent en bouche !
Yocchan Ika (よっちゃんいか)
Réservé aux plus japonisés d’entre nous, car il s’agit d’une feuille de calamar, vinaigrée, épicée et avec une pointe d’acidité rafraîchissante.

Il s’agit bien sûr d’une liste non exhaustive, il existe de nombreux autres variétés de dagashi. Alors n’hésitez pas à vous perdre dans les nombreuses catégories que nous mettons à votre disposition dans notre showcase spéciale !
Ne rechignez jamais à faire de multiples recherches dans cet univers infini de la friandise japonaise, bien d’autres pépites sont à découvrir (Sumomo-chan, Choco Bat, Kabetsu Tarou, Yan Chan, Young Donuts, etc.).
Une requête avec le nom du fabricant peut aussi donner de bons résultats (Jack Seika, Yaokin, Yotchan, etc.).