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L'état des magazines de manga en 2024

Les années 90 sont considérés comme la grande époque des magazines japonais, un âge d’or qui continue de rayonner aujourd’hui. À l’époque, le magazine de mangas le plus populaire, Weekly Shōnen Jump, se vendait à 6,5 millions d’exemplaires. Près de 30 ans plus tard, le tirage se situe plutôt autour des 1,4 millions, mais il attire encore les fans de mangas contemporains et les nostalgiques.
Au Japon, la presse magazine est née au 19ᵉ siècle, à l’initiative de jeunes expatriés anglais et français. Japan Punch, un mensuel satirique illustré, est paru pour la première fois en 1862. Fondée par Charles Wirgman, ce journal est considéré comme le pionnier des magazines japonais et est perçu comme une influence majeure pour les mangakas du siècle suivant. Après la mort de son fondateur et la disparition du magazine, les “Ponchi-e” ou “images de style Punch” ont continué à fleurir dans la presse japonaise, qui a continué à se transformer au fil du développement économique du Japon. 

Couverture du magazine Japan Punch

 

 

Un déclin à cause du numérique ?

Aujourd’hui, les habitants du Pays du Soleil Levant continuent en masse d’acheter des publications papier. La presse quotidienne n’a pas encore réalisé sa transition numérique, et le premier journal du pays, le Yomiuri Shinbun est toujours tiré à 8 millions d’exemplaires chaque jour. Cependant, l’omniprésence de l’agrégateur Yahoo News a déstabilisé ce modèle, et le lectorat est de plus en plus âgé, forçant les principaux journaux à modifier leurs stratégies. Les magazines hebdomadaires de mangas, sport ou mode sont dans la même situation : l’époque bénie d’avant le numérique est révolue.

Pour faire face à ce changement, de nombreuses plateformes de lecture en ligne pour les mangas ont fait leur apparition, notamment Line Manga, Renta!, ou encore Meccha Comic, qui permettent à leurs utilisateurs d'accéder quotidiennement aux derniers chapitres de nombreux mangas. Les derniers chapitres des oeuvres les plus populaires du Shonen Jump sont également disponibles en version digitale sur smartphone depuis quelques années sur l'application officielle du magazine.

Couverture du jump

 

La Shueisha, fer de lance des magazines de mangas

Tous ces magazines sont disponibles via ZenMarket. Vous pourrez même trouver certains numéros rares sur Yahoo! Auctions, Rakuma et Mercari. Sur ces sites vous pouvez également trouver une grande variété de magazines de prépublications de mangas, comme le Shonen Gangan, le Monthly Shonen Champion et surtout l’iconique Weekly Shônen Jump. Ce monument de la culture japonaise est édité par la Shueisha depuis 1968. Il a taillé sa réputation grâce à son esprit de liberté et son ambition de dépasser ses rivaux, plus conservateurs à l’époque. Dès ses débuts, la série Harenchi Gakuen (L'École impudique pour l’adaptation française), met en scène des personnages souvent dénudés. Idéal pour conquérir un public que tout le monde veut attirer : les jeunes garçons ("shônen" en japonais). Par la suite, le Shonen Jump a été à l'origine de certains des mangas les plus populaires au Japon et dans le monde, tels que One Piece, Dragon Ball ou encore Naruto

 

Couverture Weekly Shonen Jump avec Naruto

 

La fin d'une époque ?

La fin de Naruto en 2014 a justement marqué un tournant. Avec le dernier numéro de cette série culte, l’éditeur a pu constater qu’il avait changé d’époque. Aujourd’hui, les mangas publiés par le “Jump” sont bien plus courts :  Demon Slayer, bien qu’ayant rencontré un succès majeur, n’a pas dépassé les 23 tomes. Parmi les séries cultes de l’hebdo, seuls One Piece et Hunter X Hunter continuent de publier des épisodes, 20 ans après la parution des premières planches. Le public japonais doit donc se contenter d’histoires moins développées dans le temps, ce qui l’incite moins à rester fidèle au magazine. 

On peut ajouter à cela que les lecteurs se tournent de plus en plus vers les versions numériques, et l'attente hebdomadaire des chapitres imprimés a été remplacée par la possibilité de les lire en ligne dès leur sortie. La transition vers des contenus digitaux a d’ailleurs été entamée par la Shueisha, qui a lancé en 2019 “Manga Plus”, une plateforme de prépublication de mangas sur Internet. Certains titres sont disponibles gratuitement, tandis que d’autres ne sont accessibles qu’après avoir souscrit à un abonnement.

Malgré tous ces bouleversements, les mangas continuent de séduire un large public au Japon. Ils attirent un lectorat avide de nouveauté ainsi que des nostalgiques qui souhaitent acheter ces magazines devenus des véritables objets de collection. La variété des contenus est également un argument de poids pour ce mastodonte de la culture japonaise : la Shueisha propose des séries plus matures avec le mensuel Jump Square ou des mangas pour "jeunes hommes" ("seinen" en japonais) avec le Weekly Young Jump ou Ultra Jump

 

Couverture du magazine Ultra Jump

 

Comment exploiter les nouvelles possibilités de notre époque ?

Le concurrent numéro 1 de la Shueisha, Kodansha, a aussi pris de plein fouet les différentes vagues de désengagement des lecteurs. Fondée en 1909, cette maison d’édition est active sur le marché de la littérature “classique” mais aussi dans la musique ou dans la publication de tabloïds à travers ses différents groupes. Côté mangas, ses principaux titres sont le Weekly Shonen Magazine, principal challenger du "Jump" sur ce marché, le Magazine Special ou bien le mensuel Bessatsu Shonen Magazine, dont est par exemple issue la série très populaire en France L’Attaque des Titans. Malgré un recul global des ventes, la Kodansha entend bien exploiter les avantages du numérique pour satisfaire son public, comme l’expliquait l’un de ses dirigeants, Yohei Takami, au journal Le Monde en 2022 : “Autrefois, on recevait par voie postale l’avis des lecteurs. Et pour savoir si un manga avait été bien vendu, il fallait attendre des bilans en fin de semaine. Maintenant, toutes les données de lecture et de ventes s’obtiennent en direct et permettent de réagir instantanément.”

Parmi les éditeurs de magazines de prépublication, il faut aussi citer la Shogakukan, qui a fondé à l’origine la Shueisha en 1925 avant que les deux entités ne se séparent rapidement. Elle publie notamment le Weekly Shonen Sunday, où Detective Conan a été aperçu pour la première fois. En compagnie de la Shueisha et d’une autre société éditrice, Hakusensha, la Shogakukan a créé une holding, Hitotsubashi Group, qui exploite les adaptations audiovisuelles des oeuvres publiées dans leurs magazines et qui noue des contrats avec des distributeurs étrangers pour favoriser leurs diffusions. 

 

Découvrez un autre Japon dans les magazines spécialisés

Pour les amateurs de culture japonaise qui souhaitent aller au-delà des hebdos de prépublications de mangas, les magazines spécialisés sont également de véritables pépites. Les couvertures sont soignées, et les pages intérieures permettent de s’immerger totalement dans un Japon souvent méconnu. Les passionnés de sport trouveront leur bonheur dans des publications telles que Sports Graphic Number, qui couvre un large éventail de sports, de la J-League (football) au sumo. Les adeptes d’arts martiaux pourront également se délecter avec la publication référence Gong Kakutogi

La musique occupe également une place importante dans la culture de l’archipel, et les magazines musicaux comme Rockin’On Japan et Burrn! fournissent une couverture complète des artistes locaux et internationaux, ainsi que des critiques d'albums et des interviews. En ce qui concerne les dramas, un genre populaire de divertissement au Japon, il existe des magazines dédiés tels que le sobrement nommé TV Guide, qui offre un aperçu des émissions de télévision, des séries, et des acteurs en vogue. 

 

Couverture du magazine Gong Kakutogi - Septembre 2023

Conclusion

Les magazines japonais occupent toujours une place importante dans la vie culturelle du pays. Les comportements des lecteurs évoluent, mais ces publications restent un moyen incontournable de rester informé sur les dernières tendances de la mode, de découvrir de nouvelles séries de mangas, d'explorer des sujets d'actualité internationale, de plonger dans la musique et de suivre les émissions de télévision. 

 

Grâce à ZenMarket, la plupart de ces magazines sont accessibles à un public international, permettant ainsi aux amateurs de plonger dans la culture japonaise à travers ses publications emblématiques.  La presse au Japon reste un témoignage vivant de la richesse et de la variété de la culture japonaise, et elle continue d’offrir une fenêtre sur les passions et les aspirations de cette société en constante évolution. 

 

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Pour les nouveaux utilisateurs de ZenMarket, nous vous recommandons de jeter un œil à notre vidéo explicative ci-dessous ou de lire notre guide pratique "Comment acheter sur les sites japonais avec ZenMarket ?" afin de mieux comprendre le fonctionnement de notre service.

 

Article| 03/05/2024 | Anime/Mangamagazine
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